DPE et diagnostics en 2026 à Montélimar : ce qui change pour les propriétaires
À Montélimar, la base ADEME recense 9 722 logements diagnostiqués, dont 182 classés G et 406 classés F. En 2026, les propriétaires doivent articuler les restrictions de location déjà applicables, le gel des loyers et la préparation des prochaines échéances.

9 722 logements diagnostiqués : ce que les données locales permettent de lire
| Échéance | Étiquette concernée | Logements diagnostiqués à Montélimar |
|---|---|---|
| 1er janvier 2025 | G | 182 |
| 1er janvier 2028 | F | 406 |
| 1er janvier 2034 | E | 1 357 |
Le dossier du DPE en 2026 à Montélimar commence par une distinction essentielle : les chiffres disponibles décrivent les 9 722 logements diagnostiqués dans la base ADEME, et non un recensement de tous les logements proposés à la location. Ils permettent de mesurer précisément les effectifs de chaque classe énergétique dans cette base, mais pas de connaître le nombre de propriétaires qui devront effectivement modifier leur projet locatif. La classe C rassemble 3 678 logements, devant la classe D, qui en compte 3 089. À l'autre extrémité, les classes F et G appellent une attention particulière en raison des restrictions de location et du gel des loyers. Pour un propriétaire, ces données fournissent donc un contexte local utile. Elles ne remplacent toutefois pas le DPE de son propre bien, qui reste le document à consulter pour identifier sa classe et les obligations correspondantes.
- Classes A et B : respectivement 400 et 610 logements diagnostiqués. Ces effectifs complètent la répartition locale, sans permettre de déduire la situation d'un bien particulier.
- Classes C et D : respectivement 3 678 et 3 089 logements diagnostiqués. La classe C présente l'effectif le plus élevé parmi les catégories fournies pour Montélimar.
- Classe E : 1 357 logements diagnostiqués. Cette catégorie correspond à l'échéance d'interdiction de location fixée au 1er janvier 2034 dans le calendrier fourni.
- Classes F et G : respectivement 406 et 182 logements diagnostiqués. Leurs propriétaires doivent notamment examiner les restrictions locatives et l'impossibilité d'augmenter le loyer.
2025, 2028 et 2034 : le calendrier des interdictions de location
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location pour tout nouveau bail : cette classe représente exactement 182 logements dans la base locale. L'échéance suivante est le 1er janvier 2028, avec l'interdiction des logements classés F, soit 406 logements diagnostiqués à Montélimar. Au 1er janvier 2034, l'interdiction concernera la classe E, qui compte 1 357 logements dans les données fournies. Ces nombres correspondent aux effectifs actuellement recensés pour chaque classe, et non à une prévision du nombre de locations interdites à ces dates. Les données ne précisent ni combien de ces biens sont loués, ni leur future classe énergétique. En 2026, le point central est donc l'application de la restriction visant les nouveaux baux des logements G, tout en préparant l'échéance de 2028 pour les biens classés F.
Classes F et G : loyers gelés et DPE valable 10 ans
Le loyer d'un logement classé F ou G ne peut plus être augmenté. Cette règle doit être distinguée du calendrier des interdictions de location : un propriétaire d'un bien F ne peut pas considérer que toute contrainte commence seulement en 2028. À Montélimar, les classes visées par ce gel comptent respectivement 406 et 182 logements diagnostiqués, sans que leur statut locatif soit précisé. Autre vérification à mener en 2026 : la date du DPE détenu par le propriétaire. Sa durée de validité est de 10 ans selon les faits fournis. Il faut donc lire conjointement la date du document et la classe qu'il indique. La validité du diagnostic et la possibilité de louer répondent à deux questions différentes : disposer d'un DPE encore valable ne neutralise ni une restriction attachée à la classe énergétique, ni le gel du loyer applicable aux logements F et G.
Vente d'un bien F ou G : vérifier l'obligation d'audit énergétique
L'audit énergétique réglementaire est exigé avant la vente d'une maison individuelle ou d'un immeuble en monopropriété classé F ou G. Pour préparer une vente à Montélimar en 2026, il faut donc croiser deux informations : la classe énergétique du bien et sa configuration de propriété. Le seul total des 406 logements F ou des 182 logements G ne suffit pas à chiffrer le nombre d'audits nécessaires dans la ville. Les données disponibles ne distinguent pas les maisons individuelles, les immeubles en monopropriété et les autres situations ; elles n'indiquent pas davantage quels biens seront vendus. L'audit constitue ici une obligation à examiner en complément du DPE pour les ventes visées. Il ne faut pas confondre cette exigence préalable à la vente avec le gel des loyers ou les interdictions de location, qui répondent à un autre projet du propriétaire.
En 2026, organiser ses vérifications à partir du bien concerné
Anticiper en 2026 consiste d'abord à partir des documents du logement plutôt que des seules médianes locales. À Montélimar, la consommation médiane est de 172 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 105 €. Ces repères ne constituent ni la consommation attendue ni la facture prévisible d'un bien particulier. De même, le bâti d'avant 1948 représente 26,8 % des diagnostics de la ville, mais cette proportion ne permet pas d'attribuer automatiquement une classe énergétique à un logement ancien. Le propriétaire doit donc rapprocher son projet, location ou vente, de la classe et de la date de son DPE. Pour un logement F, l'échéance de 2028 justifie d'examiner dès cette année les démarches à préparer. Pour un logement E, celle de 2034 doit également être intégrée à la réflexion, sans présumer de l'évolution future de sa performance.
- Retrouver le DPE et contrôler sa date ainsi que sa classe : la durée de validité indiquée est de 10 ans, mais elle ne suffit pas à déterminer la possibilité de louer.
- Avant un nouveau bail, vérifier si le logement est classé G : l'interdiction correspondante s'applique depuis le 1er janvier 2025. Les 182 biens G recensés ne sont pas nécessairement tous des locations.
- Pour un logement F ou G déjà loué, intégrer l'impossibilité d'augmenter le loyer. Pour un bien F, préparer aussi la réflexion sur l'échéance locative du 1er janvier 2028.
- Avant une vente, identifier la configuration du bien : une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété F ou G exige un audit énergétique réglementaire.
- Pour un logement E, conserver le 1er janvier 2034 comme repère. Les 1 357 logements de cette classe dans la base locale donnent une mesure du sujet, pas une prévision des situations futures.
Questions fréquentes
Combien de logements sont concernés par chaque échéance à Montélimar ?
Dans les 9 722 logements diagnostiqués, la classe G compte 182 biens, avec une interdiction pour tout nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. La classe F en compte 406, pour l'échéance du 1er janvier 2028, et la classe E, 1 357, pour celle du 1er janvier 2034. Ces effectifs décrivent les classes recensées, pas le nombre exact de logements loués.
Un DPE encore valable permet-il d'augmenter le loyer d'un logement F ?
Non. La durée de validité du DPE, fixée à 10 ans dans les faits fournis, est distincte de la règle sur le loyer. Le loyer d'un logement F ou G ne peut plus être augmenté. Pour la classe F, l'échéance d'interdiction de location du 1er janvier 2028 ne reporte pas l'application de ce gel.
Faut-il un audit pour vendre une maison classée G en 2026 ?
Oui. L'audit énergétique réglementaire est exigé avant la vente d'une maison individuelle classée G, comme pour une maison classée F ou un immeuble en monopropriété F ou G. À Montélimar, les 182 logements G recensés ne permettent cependant pas de connaître le nombre de maisons qui seront vendues en 2026 et devront faire l'objet de cette vérification.