DPE à Ville Basse, Montélimar : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Ville Basse, l’analyse de 1 768 DPE décrit un quartier principalement composé d’appartements, où le bâti ancien occupe une place importante. Les résultats éclairent les écarts avec Montélimar et les points à examiner pour vendre ou louer un logement.

DPE à Ville Basse, Montélimar : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Montélimar

Le dossier énergétique de Ville Basse, à Montélimar, repose sur 1 768 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon communal de 9 722 DPE. Ces observations permettent de décrire le bâti diagnostiqué, ses classes énergétiques et plusieurs indicateurs médians. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du quartier : les proportions présentées concernent les diagnostics analysés. Le profil qui se dessine associe une forte présence de constructions anciennes, une nette prédominance des appartements et des étiquettes principalement situées en C et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces données apportent un contexte local, sans remplacer la lecture du DPE du bien concerné.

Un bâti dominé par les appartements et les constructions d’avant 1948

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Ville Basse)Part du quartier
A120,7 %
B955,4 %
C72040,7 %
D54330,7 %
E26715,1 %
F975,5 %
G341,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Ville Basse (Montélimar).

La période de construction dominante à Ville Basse est celle d’avant 1948 : elle représente 42,9 % des diagnostics du quartier. À l’échelle de Montélimar, cette proportion atteint 26,8 %, ce qui distingue nettement le profil local. En élargissant l’observation aux constructions antérieures à 1975, la part monte à 68,9 %. Les maisons individuelles ne représentent que 5,3 % des biens diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ces éléments décrivent donc surtout un parc collectif ancien, sans renseigner précisément ses matériaux, ses équipements ou les rénovations déjà effectuées. L’année de construction apporte un repère utile, mais elle ne permet pas, à elle seule, de déduire une étiquette énergétique. La diversité des classes observées invite justement à examiner chaque logement plutôt qu’à attribuer une performance uniforme au quartier.

  • Ancienneté : les constructions d’avant 1948 représentent 42,9 % des diagnostics de Ville Basse, contre 26,8 % pour Montélimar. Le quartier présente ainsi une présence plus marquée du bâti le plus ancien dans l’échantillon disponible.
  • Composition : avec seulement 5,3 % de maisons individuelles, les résultats portent très majoritairement sur des appartements. Ils doivent être lus dans ce contexte, notamment lorsqu’on examine le cas particulier d’une maison du quartier.
  • Gabarit : la surface médiane des logements diagnostiqués est de 57 m², contre 70 m² dans la ville. Cette différence constitue un repère important pour interpréter les indicateurs énergétiques exprimés par logement.

Des étiquettes C et D majoritaires, mais 131 diagnostics en F ou G

La répartition des étiquettes fait apparaître 12 diagnostics en A, 95 en B, 720 en C, 543 en D, 267 en E, 97 en F et 34 en G. La classe C est la plus représentée, devant la classe D. Le poids du bâti ancien ne se traduit donc pas par une concentration générale dans les classes les moins favorables. Les étiquettes F et G regroupent néanmoins 131 logements dans les données analysées, soit 7,4 %. Ce résultat signale un ensemble de biens dont la situation énergétique mérite une attention particulière dans un projet immobilier. Les seules répartitions fournies ne permettent pas d’expliquer leur classement, ni de savoir si les écarts entre logements proviennent de leur enveloppe, de leurs équipements ou de travaux antérieurs.

Ville Basse face à Montélimar : davantage de F et G et une consommation médiane supérieure

La comparaison avec Montélimar révèle plusieurs écarts qu’il faut distinguer. La part de passoires énergétiques F et G est de 7,4 % à Ville Basse, contre 6,0 % dans l’ensemble de la ville. La consommation médiane est également supérieure dans le quartier : 186 kWh/m²/an, contre 172 kWh/m²/an à l’échelle communale. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé y est inférieur, à 1 004 €, contre 1 105 €. Ces constats ne sont pas contradictoires : une consommation rapportée au mètre carré et un coût annuel par logement ne mesurent pas la même chose. La surface médiane plus faible du quartier, 57 m² contre 70 m², constitue notamment un élément de contexte, sans suffire à établir l’origine exacte de l’écart de coût.

  • Performance par unité de surface : les 186 kWh/m²/an médians de Ville Basse sont à comparer aux 172 kWh/m²/an de Montélimar. Cet indicateur ne doit pas être confondu avec une consommation annuelle totale par logement.
  • Estimation annuelle : les 1 004 € médians du quartier, contre 1 105 € dans la ville, sont des estimations énergétiques. Ils ne décrivent ni la facture réelle de chaque occupant ni le coût propre à un bien mis sur le marché.
  • Lecture statistique : les consommations, surfaces et coûts fournis sont des médianes, et non des moyennes arithmétiques. Ces valeurs ne décrivent pas nécessairement le même logement et ne permettent pas de reconstituer un DPE individuel.

Vendre à Ville Basse : présenter le bien sans généraliser les résultats du quartier

Pour préparer une vente, ces données offrent d’abord un cadre de comparaison. Un propriétaire peut situer l’étiquette de son logement dans une distribution où la classe C compte 720 diagnostics et la classe D, 543. Il reste essentiel de distinguer ce contexte des caractéristiques du bien vendu : son classement ne découle ni de son adresse ni de son ancienneté. Dans un quartier où 42,9 % des diagnostics concernent des constructions d’avant 1948, la présentation du dossier gagne à s’appuyer sur les informations propres au logement et sur les éventuels travaux effectivement documentés. Si le bien est classé F ou G, les questions énergétiques méritent d’être abordées explicitement. Les chiffres fournis ne permettent cependant de quantifier ni une décote, ni une incidence sur la négociation ou l’intérêt des acquéreurs.

Louer à Ville Basse : examiner le DPE individuel et contextualiser les dépenses

Pour une mise en location, l’intérêt du dossier est de replacer les informations du logement dans leur environnement local. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 004 € constitue un repère de quartier, pas une somme à annoncer comme dépense certaine au futur occupant. De même, la surface médiane de 57 m² ne permet pas de transposer directement cette estimation à un appartement plus petit ou plus grand. Le bailleur et le candidat locataire ont donc intérêt à examiner les données du DPE propre au bien, en séparant l’étiquette, la consommation indiquée et l’estimation annuelle. Pour les logements F ou G, qui représentent 7,4 % des diagnostics locaux, la situation doit être appréciée individuellement. Les statistiques disponibles ne permettent pas, à elles seules, de conclure à la possibilité de louer un logement précis.

Questions fréquentes

Ville Basse est-il moins performant que Montélimar sur le plan énergétique ?

Deux indicateurs sont moins favorables au quartier : la part de F et G atteint 7,4 %, contre 6,0 % dans la ville, et la consommation médiane s’établit à 186 kWh/m²/an, contre 172 kWh/m²/an. Cela ne signifie pas que tous ses logements sont moins performants. Les classes C et D sont les plus représentées, et les résultats individuels restent déterminants.

Pourquoi le coût énergétique médian est-il plus faible malgré une consommation médiane supérieure ?

Le coût annuel médian estimé est de 1 004 € à Ville Basse, contre 1 105 € à Montélimar, tandis que la consommation est exprimée par mètre carré. La surface médiane est aussi plus petite : 57 m² contre 70 m². Ces différences invitent à distinguer les indicateurs, mais les données fournies ne suffisent pas à expliquer précisément l’écart de coût.

Un appartement ancien de Ville Basse est-il nécessairement classé F ou G ?

Non, l’ancienneté ne permet pas de déduire le classement d’un logement. Si 42,9 % des diagnostics du quartier concernent des constructions d’avant 1948, les étiquettes C et D restent les plus nombreuses. Les données ne croisent toutefois pas l’âge du bâti et les classes énergétiques. Seul le DPE propre à l’appartement permet de connaître son étiquette, sans la présumer à partir du quartier.

Sources officielles

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